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INRA

A la mémoire de John Jameson

dans AEGIS/INRA/Rapports indépendants Par

Il fut un temps où accéder au rang d’Élite ne consistait pas juste à accrocher des ailes à son épaule, obtenir un permis et acheter vaisseaux et modules à prix réduit.

En cette époque pas si lointaine, être Élite se méritait et se remarquait.

Vous auriez tout fait à ce moment pour que tout le monde sache que vous étiez Élite car cela vous ouvrait toutes les portes, les missions les plus lucratives et les plus risquées également.

Le soi-disant Club, qui était sûrement déjà à l’oeuvre alors, se servait de ce rang pour sélectionner parmis la crème de la crème des pilotes celles et ceux qui allaient pouvoir entrer au sein d’organisations très puissantes.

Tout le monde, à l’époque, voulait devenir Élite car le pilote qui l’était pouvait s’attendre à ce qu’on l’invite d’une façon ou d’une autre à écrire l’Histoire.

 

Du moins était-ce ce que le soi-disant Club voulait que tout le monde pense.

La réalité est bien plus éloignée de cette image.

En témoigne l’histoire personnelle du plus célèbre des pilotes Élite : John Jameson.

 

Aujourd’hui, ce nom évoque une station spatiale comme on en croise beaucoup dans un système bloqué par un permis donnant accès à tous les vaisseaux et modules disponibles.

Anciennement siège de la défunte Fédération des Pilotes. Aujourd’hui, il s’agit d’une superpuissance qui dispose de bureau dans beaucoup de systèmes mais on ignore où se trouve son siège social.

Bien improprement nommée Jameson Memorial, pourrait-on penser.
Mais à bien regarder l’histoire de John Jameson, finalement, on peut dire que cela cadre assez bien avec la réalité historique.

 

En effet, Jameson gravi les échelons menant au rang d’Élite rapidement, bien plus vite que n’importe qui jusqu’alors. Il n’en fallut pas moins pour attirer l’attention de l’INRA et du soi-disant Club sur lui.

Le pigeon parfait pour une mission sans retour qui allait servir des intérêts totalement étranger à ce pauvre homme.

Le signe de la puissance réside dans la capacité à envoyer d’autres que soi aller au casse-pipe à sa place.

 

Personnellement, j’ai de la peine pour ce pauvre homme qui laissa sa fille orpheline de père pour une mauvaise raison, au service d’intérêts étranger à toute morale et à toute humanité.

 

Ce que l’Histoire doit retenir n’est pas qu’il a appuyé sur le bouton qui déclencha un génocide. Non, ce que nous devons retenir de cette histoire est que même les plus aguerris d’entre nous se font berner par ce soi-disant Club, ces gens pour qui la vie dans son ensemble n’a aucune valeur au regard de leurs ambitions. Ce sont eux qui sont responsables de ce génocide, et pas John Jameson.

 

Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est que, contrairement à Jameson, nous savons.

Nous savons que c’est un pilote effrayé qui tira le premier sur un Thargoid lors du premier contact. Nous savons que ces êtres non humains vivent comme les insectes d’une ruche, qu’ils sont sensibles et intelligents, suprêmement intelligents, mais qu’ils ont sûrement cru alors que nous aussi nous vivions dans une structure sociale similaire et ont déclaré la guerre à l’humanité. Nous savons que l’INRA s’est entourée de secret, a menti à l’humanité sur ses objectifs réels et ses motivations. Nous savons que l’INRA a manipulé l’humanité mais nous sommes également en droit de supposer que cette organisation répugnante était également manipulée par le soi-disant Club. Ceci ne l’exonère pas de la responsabilité des crimes qu’elle a commis, bien au contraire.

 

Nous le savions pas hier, et nous savons tout cela aujourd’hui.

 

Combien d’entre nous ont pensé faire le lien entre AEGIS et l’INRA ?

AEGIS nous demande de lui rapporter des échantillons de tissus Thargoids et certains de leurs organes afin de les étudier, tout comme l’INRA l’a fait hier. Et AEGIS nous présente tout ceci comme un jeu, histoire de nous détacher un peu plus de la réalité de ce qui nous est demandé.

Et demain, à n’en pas douter, AEGIS nous demandera de capturer des spécimens vivants afin de tester une nouvelle arme destinée à réduire à néant cette espèce avec qui nous aurions tant à partager.

 

L’Histoire se répète, mais contrairement aux femmes et aux hommes contemporains de John Jameson qui ignoraient tout de la vraie nature de l’INRA, nous connaissons la vraie nature d’AEGIS. Et cette connaissance nous rend libre, nous donne le choix.

C’est une lourde responsabilité qui pèse donc sur les épaules de chacuns aujourd’hui.

 

Nous devons tous répondre à la question suivante : suis-je disposé à devenir le complice d’AEGIS dans le génocide qui se prépare ?

 

Trois réponses possibles s’offrent à nous :

 

  • Oui, j’y suis disposés.
  • Non, je n’y suis pas disposé, et je resterais à l’écart de toute cette histoire.
  • Non, je n’y suis pas disposé, mais je vais tout faire pour empêcher AEGIS et le soi-disant Club à mener son plan à bien.

 

Celles et ceux qui lisent régulièrement nos articles savent quelle est notre réponse.

 

Pour ma part, je pense que le seul moyen vraiment humain de rendre un réel hommage à John Jameson est d’empêcher AEGIS et ses larbins d’arriver à ses fins. Mais j’avoue avoir l’impression de crier dans le désert tant la majorité des pilotes se sont laissés prendre par l’aspect ludique et lucratif avec lequel AEGIS nous invite à devenir ses complices.

 

Nous devons nous compter, nous regrouper, afin de nous fortifier et de nous organiser.

Et quoi de mieux qu’aller à la station Jameson Memorial pour rendre hommage au grand homme qu’il fut, dévoué au point de donner sa vie pour un idéal qu’on lui avait planté dans le crâne et qui n’était qu’une chimère ?

 

Faisons le siège de Jameson Memorial, en mémoire de John Jameson, et faison de cette maudite station le véritable siège de sa mémoire. Qu’il devienne le lieu où un soulèvement sera né contre cette clique manipulatrice.

 

Que l’Histoire se souvienne de la mort de Jameson comme ayant été l’étincelle qui conduit l’humanité à sa libération !

 

Si vous voulez lire les mots mêmes de John Jameson, cliquez ici.

La Guerre de Troie N’aura Pas Lieu

dans AEGIS/Alliance/Empire/Federation/INRA/Rapports indépendants/Sirius/Thargoids Par

L’actualité des dernières semaines est riche en informations susceptibles d’éclairer la situation galactique sous un angle bien différent.

 

Et contrairement à la soupe insipide propagandiste grâce à laquelle notre Pravnet adorée entend faire de nous une bande de soldats ne posant pas de question, la rédaction de The Onionhead entend bien mettre en lumière pour vous des choses qui, nous l’espérons, ne seront pas autant d’insultes à votre intelligence.

 

Nous nous trouvons dans une situation assez paradoxale il faut bien le dire.

D’un côté, le média officiel du soi-disant Club, qui publie de plus en plus rarement ces derniers temps, et qui tente de présenter ses articles de la façon la plus factuelle qui soit, du moins en apparence, et de l’autre, The Onionhead qui publie des articles qui semblent constitués de partis pris, en première lecture, mais qui ne se contentent pas de présenter des faits détachés les uns des autres.

 

Lorsque le Canonn Interstellar Research Group fait la découverte majeure de l’interaction avec les sondes inconnues déclenchant une EMP qui désactive tous les systèmes du vaisseau qui a produit cette interaction, la Pravnet s’empresse de le dire :

 

Le Canonn Interstellar Research Group a annoncé que l’un de ses scientifiques avait fait une découverte majeure au sujet des sondes inconnues.”

 

Lorsque Wing Atlantis, OSIRIS, et les Children of Raxxla, sont à l’origine d’une découverte majeure venant éclairer notre histoire passée et actuelle d’un jour nouveau, la Pravnet se contente de relater les faits sans faire aucune mention des groupes qui en sont à l’origine.

Rien d’étonnant bien sûr.

 

Depuis la sélection des événements à relater jusque dans la façon de le faire, qui citer, etc, tout y est propagande.

Pire, ce torchon entend également écrire l’Histoire présente.

 

D’une certaine façon, il était assez prévisible que Wing Atlantis, OSIRIS et les Children of Raxxla ne soient pas cité comme ceux qui ont découvert les bases abandonnées de l’INRA. Ces groupes sont de farouches défenseurs des libertés individuelles, du droit à la vérité, à la liberté d’expression, et mettent depuis longtemps toutes leurs ressources en oeuvre afin de démasquer cette clique élitiste et manipulatrice.

 

La lecture des journaux découverts sur place laisse peu de doute quant à la façon de faire de l’INRA dans le passé.

La ressemblance est frappante entre les méthodes de l’INRA d’une part, et la façon de faire d’AEGIS de l’autre.

Et à moins de manquer singulièrement d’intelligence, ou sauf à vouloir absolument déclencher cette guerre contre nos visiteurs venus d’ailleurs, il est maintenant impossible de passer à côté de cette ressemblance.

Même la princesse gossip people, elle qui d’ordinaire ne s’attarde que sur des mondanités, n’as pas manqué de le dire :

 

I read the INRA records, and frankly I was sickened. How could they treat living creatures that way? I’ve heard of governments inventing threats to support their military programmes. Maybe that’s what the INRA was. A smokescreen.” Aisling Duval, Galnet, 20/10/3303

 

Ce qui, une fois traduit, nous donne :

 

J’ai lu les journaux des bases de l’INRA, et franchement, j’étais dégoûtée. Comment ont-ils traiter des créatures vivantes de cette façon? J’ai entendu que des gouvernements ont inventé dans le passé des menaces pour soutenir leurs programmes militaires. Peut-être que c’est ce que l’INRA était. Un écran de fumée.

 

D’aucuns diront que l’INRA et AEGIS n’ont rien à voir, que l’INRA fut créée par la Fédération et l’Empire alors que AEGIS inclut également l’Alliance, que les objectifs de l’INRA étaient secrets alors que ceux d’AEGIS ne le sont pas, etc…

 

L’INRA a été créée afin de répondre à un besoin de recherche dans le domaine civil, c’est ainsi qu’elle a été annoncée :  produire des connaissances afin de pouvoir développer des applications dans les domaines agricoles, médicaux, industriels, spatiaux. Mais dans les faits, l’INRA a fait secrètement de la rétro-ingénierie sur la technologie Thargoid. Et même si c’est par accident qu’a été découvert la possibilité d’une arme de destruction massive xenocide, il n’en demeure pas moins que l’organisation n’a pas hésité une seconde à employer des moyens qu’on n’avait pas vu mis en oeuvre depuis le tristement célèbre XXème siècle sur Terre, durant la Seconde Guerre Mondiale pour être plus précis, et au sein du régime nazi, pour être tout à fait clair. D’ailleurs l’INRA n’a pas hésité une seule seconde pour appuyer sur le bouton rouge, rendant ainsi responsable l’humanité entière du second xenocide de l’Histoire. Avons-nous quelques raisons de penser que AEGIS n’en fera pas autant ?

 

AEGIS a été créée au départ afin de permettre aux trois principales superpuissance (la Fédération, l’Empire et l’Alliance) de mettre leurs ressources et leurs connaissances en commun afin d’étudier les Thargoids. Certes, AEGIS a bien déclaré que sont but serait tout autant de produire des connaissances sur nos visiteurs que de produire des armes pour nous défendre d’eux si cela s’avérait nécessaire. Cependant, depuis plusieurs semaines, AEGIS a lancé de nombreux appel à la communauté pour récupérer toutes les ressources dont elle avait besoin pour concevoir des armes alors que dans le même temps, l’organisation n’a pratiquement rien publié concernant nos visiteurs. C’est la communauté des pilotes indépendants qui a recueilli le plus d’informations et de connaissances sur les Thargoids, y compris Canonn, pas AEGIS. Par ailleurs, des pilotes indépendants font régulièrement état de découvertes troublantes qui semblent mettre au jour un trafic d’êtres humains à grande échelle dans un but d’expérimentation. Trafic et expérimentation semblent tous deux liés à la Fédération (source). Bien sûr, nous ne pouvons pas relier directement ce trafic et ces expérimentations à AEGIS, mais la nature même de la structure de l’organisation laisse à penser que les autres membres d’AEGIS savent que la Fédération mène actuellement ces expériences sur des êtres humains.

 

Une étude plus approfondie des 6 bases abandonnées de l’INRA doit être effectuée avec la rigueur scientifique qui s’impose si nous voulons en savoir plus sur le sujet. Et c’est à nous, pilotes indépendants, de mener cette étude, car nous savons dors et déjà que AEGIS ne nous dira rien d’autre que ce qu’elle est autorisée à nous dire par le soi-disant Club. Quant au Canonn, preuve est faite depuis un moment déjà que son indépendance est sérieusement émoussée. Et il reste encore beaucoup à découvrir. Nous devons considérer ces 6 sites comme autant de scènes de crime et ils doivent être étudiés avec les mêmes méthodes.

 

Quoiqu’il en soit, l’existence même d’AEGIS ne peut se justifier que si la guerre éclate. Et tout est fait en ce moment pour nous y conduire.

 

Pourtant, nous voyons bien que même une princesse gossip en arrive à penser que tout ceci est un peu gros, et laisse entendre à demis mots que tout ça pourrait bien être une mise en scène destinée à justifier les dépenses en armement ainsi que la transformation de légions de pilotes indépendants pacifiques en guerriers sanguinaires.

 

Et elle n’est pas la seule à remettre tout cela en doute.

 

Le même jour, notre Pravnet chérie publiait un article où Jasmina Halsey a pu s’exprimer amplement sur le sujet.

 

Plutôt que de faire comme ses petits camarades d’AEGIS que sont la Fédération et l’Empire, épaulés par Sirius Corporation, Mme Halsey, porte-parole de l’Alliance, remet tout simplement en cause la fin de la guerre froide entre la Fédération et l’Empire.

Pour elle, tout ceci n’est que poudre aux yeux et mise en scène.

D’ailleurs, nous pouvons également douter que cette guerre froide ai bien existé.

Depuis plusieurs années maintenant, la Fédération et l’Empire se sont comportés comme s’ils étaient en guerre froide, s’affrontant par factions interposées. Et histoire de bien démontrer à tout le monde que c’était bien le cas, les deux superpuissances se sont mises parfois en situation de se déclarer la guerre pour de bon.

Suivant le raisonnement de Aisling Duval, tout ceci ne pouvait avoir qu’un seul but : justifier les dépenses faramineuses en armement faites par ces deux puissances au cours des années écoulées.

Durant tout ce temps, l’Alliance se tenait à l’écart de cette mise en scène grotesque et coûteuse en ressources et en vies humaines.

Pour réunir les trois superpuissances au sein d’un même ensemble, il a fallu l’arrivée très opportune d’une menace extérieure : les Thargoids. Ils sont le parfait Deus Ex Machina descendu sur scène au moment où on ne l’attendait plus.

Ainsi, depuis leur “retour”, cette parodie de guerre froide n’a plus aucune raison d’être. Depuis ce moment, les trois superpuissances disposent d’un argument de poids pour présenter un front uni et peuvent justifier au grand jour leurs dépenses en armement.

 

AEGIS, comme le fut l’INRA en son temps, n’est rien d’autre que l’écran de fumée diffusé par le soi-disant Club pour cacher ses réelles intentions.

 

Mais à mesure que le temps passe, à mesure que cette clique déroule son scénario, la fin de la pièce semble de plus en plus évidente.

 

Il y a fort à parier que, dans les prochains mois, nous assistions médusés à la création d’une nouvelle entité politique à l’échelle galactique. Peut-être sera t-elle humaine, peut-être pas, peut-être sera t-elle hybride. Dans cette nouvelle configuration, il est possible que les superpuissances existent encore telles que nous les connaissons aujourd’hui, mais il est tout aussi probable que ça ne soit pas le cas. Peut-être même que les mega-corporation, Sirius Corp comprise, adopteront alors une nouvelle forme inédite.

Et tous les pilotes qui soutiennent avec ferveur telle ou telle superpuissance tomberont de leur siège.

Les chiens aboient et la caravane passe

dans INRA/Rapports indépendants Par

Et voilà donc, une fois de plus, la meute des chacals qui se déchaîne, faisant du même coup le jeu du Club.

 

A peine avions-nous découvert cette base de l’INRA, alors que nous avions expliqué à la communauté des pilotes indépendants comment nous avions procédé, les chacals qui écûment l’Holonet à longueur de journée ou les bars enfumés des stations au lieu de se mettre sérieusement au travail, ces mêmes chacals qui s’étaient déchaînés lors que nos amis les Children of Raxxla avaient tentés de conserver en vie le Cmdr Salomé pour qu’elle puisse nous informer des agissement de ce même Club, ces hordes haineuses, donc, se sont de suite mise à l’oeuvre, accusant copieusement OSIRIS, Wing Atlantis, voir même EfilOne (et à travers lui, les Children of Raxxla une fois de plus) de collusion avec le Club.

 

Pourtant, lorsque le Canonn Interstellar Research Group, en son temps, eut découvert le premier site des Guardians, assez vite il faut bien le dire, ils n’ont pas eu à faire face à de telles accusations. Pourtant, l’historien Drew Wagar a bel et bien rapporté à quel point cette découverte arrangeait les affaires du Club. Et même après la lecture de son dernier ouvrage, personne n’est venu remettre cette découvert du Canonn en perspective avec les coulisses de l’Histoire.

 

Ces accusations qui pleuvent actuellement sur nos têtes on pris encore plus d’ampleur lorsque notre Pravnet chérie a publié la news lapidaire par laquelle elle annonçait notre découverte, ne prenant même pas la peine de nommer Wing Atlantis, OSIRIS, et encore moins EfilOne, comme à l’origine de cette découverte.

On peut sans trop se tromper affirmer que si c’eût été le Canonn qui fit cette découverte, la Pravnet aurait nommé l’organisation ainsi que les pilotes impliqués dans la découverte.

 

Ainsi donc, la meute des chacals se retrouve une fois de plus manipulés comme des pantins.

 

La même meute n’avait pas hésité à tirer à vue sur les Oresrians sans même se poser la question de savoir s’il était juste, ou plus simplement judicieux, de le faire. La meute assoiffée de sang et de mort a promptement répondu aux injonction d’AEGIS, dirigée je vous le rappelle, par un amiral fédéral bien connu pour ses tendances meurtrières.

J’en arrive à hésiter sur la façon de les nommer. Est-ce bien une meute de chacal, ou bien plutôt un troupeau de mouton ?

 

Je vous laisse méditer sur tout cela.

Quand une légende n’en est plus une.

dans INRA/Rapports indépendants Par

Dans ces colonnes, j’ai toujours eu à coeur de rester dans le cadre journalistique. Ceci ne m’a jamais empêché d’exprimer mes opinions, mais personne ne pourra jamais me reprocher de ne pas avoir effectué de sérieuses recherches avant de publier un article dans ce journal.

J’ai également toujours évité les sujets personnels.

 

Mais cette fois, je vais déroger à cette règle.

Le sujet qui va être abordé dans l’article qui va suivre touche directement mon histoire familiale autant que les sujets qui me tiennent à coeur depuis que j’ai commencé à écrire ici.

 

A la fin de la semaine dernière, la rédaction a été contacté par un de ces anonymes qui nous envoient régulièrement des messages supposés être des scoops potentiels. Généralement, après quelques vérifications d’usages, ils s’avèrent ne pas en être, et quelque fois, nous découvrons quelques perles, ce qui nous motive pour les lire tous et engager les investigations qui s’imposent afin de vérifier si l’information est bel et bien aussi lourde que le messagers l’annonçait.

 

Cette fois, le message contenait juste un message lapidaire : les images transmises en pièces jointes vont attirer toute votre attention.

Suivaient les deux images suivantes :

https://i.imgur.com/d9CCykh.jpg

https://i.imgur.com/Dt0JeHA.jpg

Accompagnées de la formule suivante : ceci n’est pas un hermitage, mais ce pourrait tout aussi bien en être un.

 

Ceci nous a alerté car en français, on écrit “ermitage” sans H, alors que c’est le cas en anglais. Peut-être un indice à suivre pour trouver ce site.

 

Mais surtout, ce sont les inscriptions sur les réservoirs et le fronton de l’entrée de la base qui ont attiré toute mon attention : INRA.

 

La dernière fois que j’ai entendu parlé de l’organisation, c’était par mon père, Maximilian Weaver. Et c’est là que cet événement est devenu, en quelque sorte, une affaire personnelle.

 

Du peu que mon père à pu m’en dire, il aurait travaillé pour l’INRA quand il était encore très jeune. La première guerre contre les Thargoids faisait rage, et mon père voulait se rendre utile, alors il s’est engagé. C’était un ingénieur avant toute chose, mais il a quand même suivi toutes les étapes de formation militaire requise pour devenir officier au sein de l’INRA.
Il était tellement motivé par cet engagement qu’il avait même réussi à entraîner avec lui un camarade d’étude, Dreyfuss. C’est lui qui deviendrait par la suite son associé en affaire, avec le succès qu’on sait.

Mais alors, nous en étions encore très loin.

Après sa formation de cadet, une fois ses galons d’officier accrochés à son uniforme, et passées les quelques missions militaires d’usage pour les valider, il fut orienté vers un centre de recherche avancé où ses compétences scientifiques et techniques pourraient être pleinement exploitées par l’organisation.

 

De ce qu’il m’en a dit, il aurait travaillé alors sur un projet de recherche agronomique s’appuyant sur une ingénierie inverse d’artefacts Thargoids. Il ne m’a jamais donné plus de détails que cela, ni où ces recherches avaient lieu, ni avec qui il avait travaillé alors.

 

Tout ce qu’il m’a dit, c’est qu’il avait travaillé avec enthousiasme sur un projet destiné à enrayer le problème de la sous nutrition, et que l’équipe dans laquelle il était intégré avait obtenu des résultats probant, jusqu’à ce qu’un jeune scientifique découvre que leurs découvertes pourraient également servir à détruire les Thargoids. Comment peut-on supprimer la malnutrition d’un côté et provoquer un génocide de l’autre, avec la même découverte, a toujours été quelque chose qui m’a interrogé.

 

Toujours est-il que lorsqu’il apprit que les résultats des recherches de l’équipe dans laquelle il travaillait allaient servir à développer une arme de destruction massive, il demanda sa mutation dans l’équipe qui allait développer cette arme.

 

J’avoue que cela ne ressemble pas beaucoup à l’image que je me fais de mon père. J’ai toujours eu en mémoire un homme empreint d’humanisme et de haute valeurs morales. Mais il m’apprit que c’était afin de pouvoir être aux premières loges lorsque l’arme serait finalement finalisée.

 

Finalement, il subtilisa les plans de l’arme, les formules et recettes de fabrication liées à l’ingénierie génétique qui ont permis le développement de cette arme, que nous connaissons tous aujourd’hui sous le nom de “Virus Mycoid”.

 

Une fois en possession de tous les éléments permettant de reproduire le mycoid, il quitta l’INRA et entra dans le civil.

Personne n’eut jamais aucun soupçon à propos de son vol.

 

C’est plusieurs dizaines d’années plus tard, une fois à la tête d’une compagnie florissante, qu’il se rapprocha de compagnies membres de l’Alliance, leur parla de ce qu’il possédait, et qu’il savait comment produire une antidote. C’est comme cela, m’a t-il dit lorsque j’étais encore jeune homme, qu’il fut à l’origine du développement d’une antidote au virus mycoid qui permit à l’Alliance d’établir des relations solides avec certains Thargoids.

 

Aujourd’hui, avec le recul que me donne l’âge, je me dis que tout ceci pouvait être constitutif de la légende personnelle que mon père voulait se construire.

Après tout, jusqu’à maintenant, l’INRA était une légende, le virus mycoid tout autant, et ainsi de la première guerre contre les Thargoids.

 

Sauf que des éléments publiés dans notre Pravnet adorée depuis plus d’un an nous disent clairement que non, la première guerre contre les Thargoids a bien eu lieu.

 

Et les images qu’on nous présentait semblaient démontrer que l’INRA n’était pas non plus une légende, et ainsi du virus mycoid.

 

J’ai rapidement pris contact avec le Cmdr Aymerix, de Wing Atlantis, pour lui parler de tout ça. Il a transmis ces informations à Mme Alvina de Messalina, leur dirigeante. Elle a très vite pris contact avec moi directement pour me dire qu’elle lançait une opération de Wing Atlantis afin de découvrir cette base de l’INRA abandonnée au plus vite.

 

De mon côté, je lui ai assuré de toute le soutien que pourrait lui apporter les équipes d’OSIRIS.

Et ainsi, quelques heures à peine après réception de ce message, nous étions partis en quête de cette base abandonnée.

Il ne nous a pas fallu plus de quelques jours de recherches pour la trouver. Certains diront que ce fut bien rapide. Mais ils n’ont aucune idée des ressources et du nombre de Cmdrs mobilisés pour l’occasion. Tout ceci n’a été rendu public que 2 jours après que l’opération avait été lancée, pour des raisons évidentes de sécurité. Et bien entendu, des membres de ceux qu’on appelle le Club, ou à tout le moins, des personnes manipulés par eux, sont intervenus massivement pour tenter de discréditer la découverte du site qui eut lieu à peine quelques heures après que nous ayons rendu cette opération publique, soit le lundi 9.

 

Je me suis empressé de me rendre sur place. Je dois avouer que cela faisait bien longtemps que je n’avais ressenti une telle excitation. Sur le moment, j’avais 20 ans !

 

Les Cmdr EfilOne, Yuksarr et Klingsor étaient avec moi. C’est EfilOne qui trouva le site le premier, et à peine une dizaine de minutes plus tard, Yuksarr, Klingsor et moi étions sur place.

 

Nous avons pu pirater les liaisons de données montantes installées un peu partout sur le site. Et la lecture des journaux m’a plongé dans la plus profonde stupéfaction.

Etait-ce mon père qui était évoqué dans ces journaux ? J’en doute. Le jeune homme dont il est question semble assez éloigné des valeurs de mon père. Assez curieusement, il semble partager plus  de valeurs avec la directrice de recherche du site qu’avec ce jeune homme. Peut-être, donc, est-ce grâce à cette femme que mon père aura pu rejoindre les équipes qui ont plus tard développé ce virus meurtrier, qui sait. Je ne dispose d’aucun souvenir et aucune traces me permettant d’aller plus loin. Je dois même avouer que ces journaux semblent plus m’en avoir appris sur mon père que tout ce qu’il aura pu me dire de son vivant.

 

J’espère pouvoir être encore là lorsque la base suivante sera découverte. Il va sans dire que Wing Atlantis et OSIRIS, ainsi que certains de nos amis proches, mènent actuellement des investigations approfondies sur la question.

 

Je pense que j’aurais l’occasion de revenir sur tout cela dans les prochaines semaines.

Pour l’heure, j’ai besoin d’un peu de temps pour digérer toutes ces informations et les mettre en perspective avec tout ce que nous avons pu découvrir à la rédaction de The Onionhead.

 

Merci de votre lecture.

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