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A la mémoire de John Jameson

dans AEGIS/INRA/Rapports indépendants Par

Il fut un temps où accéder au rang d’Élite ne consistait pas juste à accrocher des ailes à son épaule, obtenir un permis et acheter vaisseaux et modules à prix réduit.

En cette époque pas si lointaine, être Élite se méritait et se remarquait.

Vous auriez tout fait à ce moment pour que tout le monde sache que vous étiez Élite car cela vous ouvrait toutes les portes, les missions les plus lucratives et les plus risquées également.

Le soi-disant Club, qui était sûrement déjà à l’oeuvre alors, se servait de ce rang pour sélectionner parmis la crème de la crème des pilotes celles et ceux qui allaient pouvoir entrer au sein d’organisations très puissantes.

Tout le monde, à l’époque, voulait devenir Élite car le pilote qui l’était pouvait s’attendre à ce qu’on l’invite d’une façon ou d’une autre à écrire l’Histoire.

 

Du moins était-ce ce que le soi-disant Club voulait que tout le monde pense.

La réalité est bien plus éloignée de cette image.

En témoigne l’histoire personnelle du plus célèbre des pilotes Élite : John Jameson.

 

Aujourd’hui, ce nom évoque une station spatiale comme on en croise beaucoup dans un système bloqué par un permis donnant accès à tous les vaisseaux et modules disponibles.

Anciennement siège de la défunte Fédération des Pilotes. Aujourd’hui, il s’agit d’une superpuissance qui dispose de bureau dans beaucoup de systèmes mais on ignore où se trouve son siège social.

Bien improprement nommée Jameson Memorial, pourrait-on penser.
Mais à bien regarder l’histoire de John Jameson, finalement, on peut dire que cela cadre assez bien avec la réalité historique.

 

En effet, Jameson gravi les échelons menant au rang d’Élite rapidement, bien plus vite que n’importe qui jusqu’alors. Il n’en fallut pas moins pour attirer l’attention de l’INRA et du soi-disant Club sur lui.

Le pigeon parfait pour une mission sans retour qui allait servir des intérêts totalement étranger à ce pauvre homme.

Le signe de la puissance réside dans la capacité à envoyer d’autres que soi aller au casse-pipe à sa place.

 

Personnellement, j’ai de la peine pour ce pauvre homme qui laissa sa fille orpheline de père pour une mauvaise raison, au service d’intérêts étranger à toute morale et à toute humanité.

 

Ce que l’Histoire doit retenir n’est pas qu’il a appuyé sur le bouton qui déclencha un génocide. Non, ce que nous devons retenir de cette histoire est que même les plus aguerris d’entre nous se font berner par ce soi-disant Club, ces gens pour qui la vie dans son ensemble n’a aucune valeur au regard de leurs ambitions. Ce sont eux qui sont responsables de ce génocide, et pas John Jameson.

 

Ce qui fait la différence aujourd’hui, c’est que, contrairement à Jameson, nous savons.

Nous savons que c’est un pilote effrayé qui tira le premier sur un Thargoid lors du premier contact. Nous savons que ces êtres non humains vivent comme les insectes d’une ruche, qu’ils sont sensibles et intelligents, suprêmement intelligents, mais qu’ils ont sûrement cru alors que nous aussi nous vivions dans une structure sociale similaire et ont déclaré la guerre à l’humanité. Nous savons que l’INRA s’est entourée de secret, a menti à l’humanité sur ses objectifs réels et ses motivations. Nous savons que l’INRA a manipulé l’humanité mais nous sommes également en droit de supposer que cette organisation répugnante était également manipulée par le soi-disant Club. Ceci ne l’exonère pas de la responsabilité des crimes qu’elle a commis, bien au contraire.

 

Nous le savions pas hier, et nous savons tout cela aujourd’hui.

 

Combien d’entre nous ont pensé faire le lien entre AEGIS et l’INRA ?

AEGIS nous demande de lui rapporter des échantillons de tissus Thargoids et certains de leurs organes afin de les étudier, tout comme l’INRA l’a fait hier. Et AEGIS nous présente tout ceci comme un jeu, histoire de nous détacher un peu plus de la réalité de ce qui nous est demandé.

Et demain, à n’en pas douter, AEGIS nous demandera de capturer des spécimens vivants afin de tester une nouvelle arme destinée à réduire à néant cette espèce avec qui nous aurions tant à partager.

 

L’Histoire se répète, mais contrairement aux femmes et aux hommes contemporains de John Jameson qui ignoraient tout de la vraie nature de l’INRA, nous connaissons la vraie nature d’AEGIS. Et cette connaissance nous rend libre, nous donne le choix.

C’est une lourde responsabilité qui pèse donc sur les épaules de chacuns aujourd’hui.

 

Nous devons tous répondre à la question suivante : suis-je disposé à devenir le complice d’AEGIS dans le génocide qui se prépare ?

 

Trois réponses possibles s’offrent à nous :

 

  • Oui, j’y suis disposés.
  • Non, je n’y suis pas disposé, et je resterais à l’écart de toute cette histoire.
  • Non, je n’y suis pas disposé, mais je vais tout faire pour empêcher AEGIS et le soi-disant Club à mener son plan à bien.

 

Celles et ceux qui lisent régulièrement nos articles savent quelle est notre réponse.

 

Pour ma part, je pense que le seul moyen vraiment humain de rendre un réel hommage à John Jameson est d’empêcher AEGIS et ses larbins d’arriver à ses fins. Mais j’avoue avoir l’impression de crier dans le désert tant la majorité des pilotes se sont laissés prendre par l’aspect ludique et lucratif avec lequel AEGIS nous invite à devenir ses complices.

 

Nous devons nous compter, nous regrouper, afin de nous fortifier et de nous organiser.

Et quoi de mieux qu’aller à la station Jameson Memorial pour rendre hommage au grand homme qu’il fut, dévoué au point de donner sa vie pour un idéal qu’on lui avait planté dans le crâne et qui n’était qu’une chimère ?

 

Faisons le siège de Jameson Memorial, en mémoire de John Jameson, et faison de cette maudite station le véritable siège de sa mémoire. Qu’il devienne le lieu où un soulèvement sera né contre cette clique manipulatrice.

 

Que l’Histoire se souvienne de la mort de Jameson comme ayant été l’étincelle qui conduit l’humanité à sa libération !

 

Si vous voulez lire les mots mêmes de John Jameson, cliquez ici.

Andronicus ?

dans AEGIS/Rapports indépendants Par

Pas plus tard qu’hier, l’unique voix de la Galaxie, j’ai nommé notre Pravnet adorée, daignait nous informer du lancement d’une opération par Aegis.

 

Tout d’abord, nous tenons à remercier les équipes rédactionnelles de notre cher organe de propagande officiel de bien vouloir nous gratifier de quelques informations, c’est tellement rares ces derniers temps que la moindre dépêche tombe sur nous comme une goutte d’eau sur une terre aride.

 

Cette opération communautaire vise, d’après la dépêche, à, je cite, contrer les agressions thargoids dans cette région du cosmos.

 

Jusqu’à preuve du contraire, les Oresrians ne nous agressent pas gratuitement dans la région des Pleiades, ils se défendent. Il faut rappeler une fois de plus que ces constats d’agressions sont totalement faux. Nous ne disposons d’absolument aucun éléments nous permettant de dire que ce sont bien les Oresrians qui ont attaqués les premiers. Chaque fois, nous sommes arrivés après les faits et nous n’avons pu que constater les dégâts, c’est tout. Et quand je dis nous, je parle tout autant de nous que des scientifiques servant de cautions morales et scientifiques à Aegis. Aucun d’eux, y compris le Professeur Palin, ne nous ont fourni de preuves tangibles que nous avions bien affaire à des agressions de la part de nos visiteurs. Et plus le temps passe, plus la rédaction de The Onionhead doute que nous n’en ayons jamais.

 

Cette opération demande l’intervention de tous les pilotes combattant afin d’aller massacrer les Thargoids, gratuitement jusqu’à preuve du contraire, et contre rémunération qui plus est.

En effet, qui voudrait aller en découdre avec les Oresrians sans une bonne raison ? Et comme Aegis n’a toujours pas apporté la preuve que nous étions bien menacés par ces êtres qui, disons-le, sont bien plus avancés que nous technologiquement, il ne reste plus à cette organisation digne de l’INRA que l’argument financier pour attirer les bonnes volontés.

 

La cause d’Aegis n’est absolument pas la défense de l’humanité. Si c’était vraiment le cas, l’organisation userait de toutes les précautions avant de lancer ce genre d’opération, mais surtout, aurait apporté la preuve indiscutable que nous étions bien attaqués par les Thargoids, voir même envahi.

D’ailleurs, parlons-en de cette supposée invasion.

 

Le texte accessible depuis les services de station décrivant l’opération nous indique que nous trouverons ces Thargoids dans un secteur précis de Pleiades Sector et dans des USS. Il nous dit également que nous recevrons des bons de combats après chaque meurtre, qui devront être remis à la station The Oracle. Bref, tout doit se passer exactement comme lors de la période de guerre froide qui opposait la Fédération à l’Empire par faction mineure interposée.

La rédaction de The Onionhead a été très étonné de constater le niveau de respect de nos règles d’engagements dont font preuve les Oresrians .

Parlant d’invasion, on devrait logiquement s’attendre à voir les Thargoids débarquer un peu partout dans la zone centrale que nous avons colonisé autour de Sol. Au lieu de cela, ils restent bien sagement dans Pleiades Sector, et dans ce qui s’apparente à des Zones de Conflits.

Ça sent la mise en scène à plein nez ne trouvez-vous pas ?

Et s’il s’averrait qu’il s’agit bien du mise en scène, je m’interroge, pour ma part : quel bénéfice les Oresrians pourraient bien tirer de cela ?

Sauf à ne plus avoir le contrôle sur soi-même, personne n’irait servir de cible et se faire tuer comme ça n’est-ce pas ?

 

L’amiral Aden Tanner d’ajouter : Je pense donc que la meilleure stratégie, du moins à court terme, consiste à former une véritable milice de pilotes de combat expérimentés.

 

Le mot est bien choisi effectivement. Vous qui allez participer à ce massacre gratuit deviendrez bien membre d’une milice, comme aux pires moments de l’Histoire humaine, à une époque que nous avons l’habitude de considérer, peut-être à tort, comme archaïque et révolue.

 

D’ailleurs, vous ne vous y êtes pas trompé, vous qui lisez ces lignes, puisque seuls 54 pilotes semblaient s’être engagés dans cette ignominie à l’heure où j’écris ces lignes, c’est-à-dire le 3 novembre 3303 à 16:40 IGT.

 

Les ficelles par lesquelles le soi-disant Club et Aegis entendent poursuivre leur manipulation sont tellement grosses qu’on en arrive à douter de leur compétence à mener l’histoire humaine dans la direction qu’ils souhaitent. N’allons pas, cependant, les sous-estimer. Rien ne nous dit que, finalement, ceci ait pu faire partie d’un plan plus subtil qu’il n’y paraît.

 

J’en doute personnellement.

Durant les mois qui se sont écoulés, l’équipe de The Onionhead et OSIRIS n’ont jamais cessé d’annoncer à qui voulait bien entendre quels étaient les objectifs de cette clique qui se prend pour Dieu.

La théorie sur laquelle nous nous sommes appuyés pour lancer Deus Ex Machina Initiative ne semble pas se démentir jusqu’ici. Bien au contraire, plus le temps passe, plus ce soi-disant Club avance ses pions, et plus notre théorie se confirme. Et sauf à voir un coup de théâtre que personne n’aurait vu venir, je ne vois décidément pas pourquoi nous y renoncerions.

Je vous invite à lire ou à relire les différents articles que nous avons publiés sur le sujet.

 

Nous voyons donc une structure qui se fait passer pour un organisme de recherche et dont le porte-parole est un haut gradé fédéral financer une opération militaire destinées à s’assurer que vous, pilotes, allez vous salir les mains du sang qu’ils ne veulent pas faire couler eux-mêmes. Bien sûr, étant donné le succès des opérations communautaires précédentes lancées par Aegis afin de lancer la production d’armes destinées à tuer les Thargoids, ses dirigeants, et le soi-disant Club, pensait pouvoir aller jusqu’au bout et vous impliquer dans leurs projets abjectes.

 

Le lendemain du lancement de votre opération, messieurs, il semble bien que vous vous soyez lourdement trompés sur les qualités morales des pilotes que vous entendez contrôler.

J’ai pu entendre certains s’étonner ici et là, qu’aucune organisation, aucun groupe, n’avait été mis en avant comme opposant à Aegis et sa clique de grands bourgeois par Galnet et que, par conséquent, ils n’avaient aucune existence officielle.

N’allez pas espérer voir la Pravnet nous donner une tribune. Vous iriez au-devant d’une sacré déception.

La seule réponse officielle que vous devez attendre est bien celle que nous, The Onionhead, OSIRIS, Wing Atlantis, The Children of Raxxla, The LOSP, et bien d’autres encore, à présent et à l’avenir, nous donnons sur les réseaux alternatifs de l’holofac, et qui sont visiblement bien plus écoutés.

N’allez pas croire que le silence des voix officielles concernant cette opposition signifie qu’il n’y a pas d’opposition. C’est tout le contraire, soyez-en certain.

 

Nous sommes légions, et à moins de couper tous nos moyens de diffusion indépendants, ils n’arriveront jamais à faire taire la voix de la vérité.

 

Pour finir, une petite remarque concernant le nom que ces guignols ont donnés à leur opération : Andronicus.
Titus Andronicus est une pièce de théâtre écrite il y a bien longtemps maintenant par l’auteur anglais William Shakespear. Je crois qu’il s’agit de sa première pièce. Et si cet auteur génial s’en était tenu aux seules impressions laissées par cette première oeuvre, il aurait tout simplement cessé d’écrire. En effet, tout le monde s’accordait alors pour dire que c’était la pièce la plus stupide jamais écrite.

 

La Guerre de Troie N’aura Pas Lieu

dans AEGIS/Alliance/Empire/Federation/INRA/Rapports indépendants/Sirius/Thargoids Par

L’actualité des dernières semaines est riche en informations susceptibles d’éclairer la situation galactique sous un angle bien différent.

 

Et contrairement à la soupe insipide propagandiste grâce à laquelle notre Pravnet adorée entend faire de nous une bande de soldats ne posant pas de question, la rédaction de The Onionhead entend bien mettre en lumière pour vous des choses qui, nous l’espérons, ne seront pas autant d’insultes à votre intelligence.

 

Nous nous trouvons dans une situation assez paradoxale il faut bien le dire.

D’un côté, le média officiel du soi-disant Club, qui publie de plus en plus rarement ces derniers temps, et qui tente de présenter ses articles de la façon la plus factuelle qui soit, du moins en apparence, et de l’autre, The Onionhead qui publie des articles qui semblent constitués de partis pris, en première lecture, mais qui ne se contentent pas de présenter des faits détachés les uns des autres.

 

Lorsque le Canonn Interstellar Research Group fait la découverte majeure de l’interaction avec les sondes inconnues déclenchant une EMP qui désactive tous les systèmes du vaisseau qui a produit cette interaction, la Pravnet s’empresse de le dire :

 

Le Canonn Interstellar Research Group a annoncé que l’un de ses scientifiques avait fait une découverte majeure au sujet des sondes inconnues.”

 

Lorsque Wing Atlantis, OSIRIS, et les Children of Raxxla, sont à l’origine d’une découverte majeure venant éclairer notre histoire passée et actuelle d’un jour nouveau, la Pravnet se contente de relater les faits sans faire aucune mention des groupes qui en sont à l’origine.

Rien d’étonnant bien sûr.

 

Depuis la sélection des événements à relater jusque dans la façon de le faire, qui citer, etc, tout y est propagande.

Pire, ce torchon entend également écrire l’Histoire présente.

 

D’une certaine façon, il était assez prévisible que Wing Atlantis, OSIRIS et les Children of Raxxla ne soient pas cité comme ceux qui ont découvert les bases abandonnées de l’INRA. Ces groupes sont de farouches défenseurs des libertés individuelles, du droit à la vérité, à la liberté d’expression, et mettent depuis longtemps toutes leurs ressources en oeuvre afin de démasquer cette clique élitiste et manipulatrice.

 

La lecture des journaux découverts sur place laisse peu de doute quant à la façon de faire de l’INRA dans le passé.

La ressemblance est frappante entre les méthodes de l’INRA d’une part, et la façon de faire d’AEGIS de l’autre.

Et à moins de manquer singulièrement d’intelligence, ou sauf à vouloir absolument déclencher cette guerre contre nos visiteurs venus d’ailleurs, il est maintenant impossible de passer à côté de cette ressemblance.

Même la princesse gossip people, elle qui d’ordinaire ne s’attarde que sur des mondanités, n’as pas manqué de le dire :

 

I read the INRA records, and frankly I was sickened. How could they treat living creatures that way? I’ve heard of governments inventing threats to support their military programmes. Maybe that’s what the INRA was. A smokescreen.” Aisling Duval, Galnet, 20/10/3303

 

Ce qui, une fois traduit, nous donne :

 

J’ai lu les journaux des bases de l’INRA, et franchement, j’étais dégoûtée. Comment ont-ils traiter des créatures vivantes de cette façon? J’ai entendu que des gouvernements ont inventé dans le passé des menaces pour soutenir leurs programmes militaires. Peut-être que c’est ce que l’INRA était. Un écran de fumée.

 

D’aucuns diront que l’INRA et AEGIS n’ont rien à voir, que l’INRA fut créée par la Fédération et l’Empire alors que AEGIS inclut également l’Alliance, que les objectifs de l’INRA étaient secrets alors que ceux d’AEGIS ne le sont pas, etc…

 

L’INRA a été créée afin de répondre à un besoin de recherche dans le domaine civil, c’est ainsi qu’elle a été annoncée :  produire des connaissances afin de pouvoir développer des applications dans les domaines agricoles, médicaux, industriels, spatiaux. Mais dans les faits, l’INRA a fait secrètement de la rétro-ingénierie sur la technologie Thargoid. Et même si c’est par accident qu’a été découvert la possibilité d’une arme de destruction massive xenocide, il n’en demeure pas moins que l’organisation n’a pas hésité une seconde à employer des moyens qu’on n’avait pas vu mis en oeuvre depuis le tristement célèbre XXème siècle sur Terre, durant la Seconde Guerre Mondiale pour être plus précis, et au sein du régime nazi, pour être tout à fait clair. D’ailleurs l’INRA n’a pas hésité une seule seconde pour appuyer sur le bouton rouge, rendant ainsi responsable l’humanité entière du second xenocide de l’Histoire. Avons-nous quelques raisons de penser que AEGIS n’en fera pas autant ?

 

AEGIS a été créée au départ afin de permettre aux trois principales superpuissance (la Fédération, l’Empire et l’Alliance) de mettre leurs ressources et leurs connaissances en commun afin d’étudier les Thargoids. Certes, AEGIS a bien déclaré que sont but serait tout autant de produire des connaissances sur nos visiteurs que de produire des armes pour nous défendre d’eux si cela s’avérait nécessaire. Cependant, depuis plusieurs semaines, AEGIS a lancé de nombreux appel à la communauté pour récupérer toutes les ressources dont elle avait besoin pour concevoir des armes alors que dans le même temps, l’organisation n’a pratiquement rien publié concernant nos visiteurs. C’est la communauté des pilotes indépendants qui a recueilli le plus d’informations et de connaissances sur les Thargoids, y compris Canonn, pas AEGIS. Par ailleurs, des pilotes indépendants font régulièrement état de découvertes troublantes qui semblent mettre au jour un trafic d’êtres humains à grande échelle dans un but d’expérimentation. Trafic et expérimentation semblent tous deux liés à la Fédération (source). Bien sûr, nous ne pouvons pas relier directement ce trafic et ces expérimentations à AEGIS, mais la nature même de la structure de l’organisation laisse à penser que les autres membres d’AEGIS savent que la Fédération mène actuellement ces expériences sur des êtres humains.

 

Une étude plus approfondie des 6 bases abandonnées de l’INRA doit être effectuée avec la rigueur scientifique qui s’impose si nous voulons en savoir plus sur le sujet. Et c’est à nous, pilotes indépendants, de mener cette étude, car nous savons dors et déjà que AEGIS ne nous dira rien d’autre que ce qu’elle est autorisée à nous dire par le soi-disant Club. Quant au Canonn, preuve est faite depuis un moment déjà que son indépendance est sérieusement émoussée. Et il reste encore beaucoup à découvrir. Nous devons considérer ces 6 sites comme autant de scènes de crime et ils doivent être étudiés avec les mêmes méthodes.

 

Quoiqu’il en soit, l’existence même d’AEGIS ne peut se justifier que si la guerre éclate. Et tout est fait en ce moment pour nous y conduire.

 

Pourtant, nous voyons bien que même une princesse gossip en arrive à penser que tout ceci est un peu gros, et laisse entendre à demis mots que tout ça pourrait bien être une mise en scène destinée à justifier les dépenses en armement ainsi que la transformation de légions de pilotes indépendants pacifiques en guerriers sanguinaires.

 

Et elle n’est pas la seule à remettre tout cela en doute.

 

Le même jour, notre Pravnet chérie publiait un article où Jasmina Halsey a pu s’exprimer amplement sur le sujet.

 

Plutôt que de faire comme ses petits camarades d’AEGIS que sont la Fédération et l’Empire, épaulés par Sirius Corporation, Mme Halsey, porte-parole de l’Alliance, remet tout simplement en cause la fin de la guerre froide entre la Fédération et l’Empire.

Pour elle, tout ceci n’est que poudre aux yeux et mise en scène.

D’ailleurs, nous pouvons également douter que cette guerre froide ai bien existé.

Depuis plusieurs années maintenant, la Fédération et l’Empire se sont comportés comme s’ils étaient en guerre froide, s’affrontant par factions interposées. Et histoire de bien démontrer à tout le monde que c’était bien le cas, les deux superpuissances se sont mises parfois en situation de se déclarer la guerre pour de bon.

Suivant le raisonnement de Aisling Duval, tout ceci ne pouvait avoir qu’un seul but : justifier les dépenses faramineuses en armement faites par ces deux puissances au cours des années écoulées.

Durant tout ce temps, l’Alliance se tenait à l’écart de cette mise en scène grotesque et coûteuse en ressources et en vies humaines.

Pour réunir les trois superpuissances au sein d’un même ensemble, il a fallu l’arrivée très opportune d’une menace extérieure : les Thargoids. Ils sont le parfait Deus Ex Machina descendu sur scène au moment où on ne l’attendait plus.

Ainsi, depuis leur “retour”, cette parodie de guerre froide n’a plus aucune raison d’être. Depuis ce moment, les trois superpuissances disposent d’un argument de poids pour présenter un front uni et peuvent justifier au grand jour leurs dépenses en armement.

 

AEGIS, comme le fut l’INRA en son temps, n’est rien d’autre que l’écran de fumée diffusé par le soi-disant Club pour cacher ses réelles intentions.

 

Mais à mesure que le temps passe, à mesure que cette clique déroule son scénario, la fin de la pièce semble de plus en plus évidente.

 

Il y a fort à parier que, dans les prochains mois, nous assistions médusés à la création d’une nouvelle entité politique à l’échelle galactique. Peut-être sera t-elle humaine, peut-être pas, peut-être sera t-elle hybride. Dans cette nouvelle configuration, il est possible que les superpuissances existent encore telles que nous les connaissons aujourd’hui, mais il est tout aussi probable que ça ne soit pas le cas. Peut-être même que les mega-corporation, Sirius Corp comprise, adopteront alors une nouvelle forme inédite.

Et tous les pilotes qui soutiennent avec ferveur telle ou telle superpuissance tomberont de leur siège.

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